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Une crème solaire vegan ne contient aucun ingrédient d’origine animale : ni cire d’abeille, ni lanoline, ni squalène tiré du requin. Les filtres UV ne sont qu’une partie de la formule, le reste de la liste des ingrédients compte autant. Voici comment lire l’étiquette d’un produit solaire, et ce que garantissent les mentions « vegan » et « cruelty free ».
Notre sélection de Crème solaire vegan
Sélection partenaire · Alphanova chez Greenweez
Spray solaire familial SPF50 Alphanova, 150 g
Une protection solaire bio et vegan pour toute la famille, en flacon d’aluminium recyclé.
« un soin solaire bio et vegan »
- Flacon spray de 150 g, SPF50, UVA et UVB
- Résiste à l’eau, sans trace blanche
- Flacon en aluminium recyclé et recyclable
Cire d’abeille, lanoline, squalène : l’animal dans un produit solaire
Trois ingrédients d’origine animale peuvent figurer dans un soin pour la peau. Chacun a son nom dans la liste INCI, imprimée sur le tube ou le flacon.
- La cire d’abeille, « Cera Alba » : la base européenne des ingrédients cosmétiques CosIng la définit comme la cire obtenue à partir des rayons de l’abeille. La Vegan Society la signale dans les baumes et les crèmes hydratantes, où elle empêche les phases liquides de se séparer, et cite la cire de candelilla et la cire de carnauba pour la remplacer.
- La lanoline, « Lanolin » : CosIng la décrit comme un dérivé raffiné de la sécrétion grasse des glandes sébacées du mouton. Ses dérivés ont des noms qui la trahissent, comme « Lanolin Alcohol », obtenu par hydrolyse de la lanoline selon la même base.
- Le squalène, « Squalene » : la Vegan Society le présente comme un extrait de foie de requin, tout en signalant qu’un produit végétal porte le même nom. Seul le fabricant peut dire lequel il emploie.
La glycérine pose la même question. Sa fiche CosIng ne donne aucune origine, et le Vegetarian Resource Group rappelle qu’elle peut être animale, végétale ou pétrochimique, le suif étant une source animale courante. Une crème qui affiche une glycérine végétale, ou un label vegan, lève le doute.
Titanium Dioxide, Zinc Oxide, Octocrylene : les filtres sur l’étiquette
Le règlement européen 1223/2009 sur les cosmétiques définit les filtres UV comme des substances destinées à protéger la peau contre certains rayonnements UV, en les absorbant, en les réfléchissant ou en les diffusant. Seuls les filtres inscrits à son annexe VI, la liste des filtres UV autorisés dans les produits cosmétiques, peuvent être employés.
Sur l’étiquette, ils apparaissent sous leur nom commun :
| Famille | Nom dans la liste des ingrédients |
|---|---|
| Filtres minéraux | Titanium Dioxide, Zinc Oxide, avec la mention « (nano) » quand ils sont sous forme de nanoparticules |
| Filtres organiques | par exemple Butyl Methoxydibenzoylmethane, Octocrylene, Ethylhexyl Methoxycinnamate |
Ces noms répondent à une autre question que celle du vegan : ils disent comment le produit filtre, pas d’où viennent les cires, les huiles et les émollients qui les entourent. Pour savoir si une crème est vegan, c’est donc toute la liste qu’il faut parcourir, du premier au dernier ingrédient.
Le choix d’un indice, d’un produit pour un enfant ou pour une peau qui réagit au soleil relève de l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
Crème solaire cruelty free : ce que la mention ajoute en Europe
Les recherches sur une marque « cruelty free », Lovea par exemple, ont une réponse qui vaut pour toutes les crèmes solaires vendues en France. La Commission européenne rappelle que les tests de produits cosmétiques finis sur les animaux sont interdits depuis le 11 septembre 2004, et que l’interdiction de mise sur le marché s’applique depuis le 11 mars 2013 pour les derniers cas encore permis. Une crème solaire est un cosmétique : ces règles la couvrent, quelle que soit la marque.
La DGCCRF, dont l’avis est relayé par Santé.fr, juge d’ailleurs abusive l’allégation « non testé sur les animaux » sur un cosmétique, puisque l’interdiction s’applique à tous.
Cruelty free ne veut pas dire vegan pour autant. La Vegan Society précise qu’une marque cruelty free ne teste ni ses ingrédients ni ses produits sur les animaux, ce qui ne garantit pas l’absence d’ingrédient animal. Le label Leaping Bunny, d’après le comparatif de Cosmébio, porte sur les tests et non sur la composition.
Bio, vegan : deux promesses différentes sur un tube de crème solaire
Un produit solaire certifié bio peut contenir un ingrédient animal. Le cahier des charges COSMOS ORGANIC, présenté par Cosmébio, exige au moins 95 % d’ingrédients d’origine naturelle et 20 % d’ingrédients bio sur le produit fini, et compte la cire d’abeille et le lait parmi les ingrédients bio possibles.
Deux labels garantissent en revanche une formule sans ingrédient animal :
- EVE VEGAN : aucun produit ni sous-produit animal dans le produit et dans son emballage, pas de test sur les animaux, avec des audits de contrôle, selon le comparatif de Cosmébio ;
- le Vegan Trademark de la Vegan Society : la fabrication du produit et de ses ingrédients ne doit faire appel à aucun produit, sous-produit ou dérivé animal.
Sans label, une mention « vegan » écrite par la marque reste une déclaration du fabricant.
Deux produits solaires vegan de la sélection
Les deux produits proposés sur cette page sont présentés comme vegan sur leur fiche Greenweez. Le spray familial d’Alphanova y est décrit comme « un soin solaire bio et vegan », dans un flacon en aluminium recyclé. Le lait SPF 50 d’Uvbio porte la mention « Vegan » dans les caractéristiques de sa fiche, qui précise qu’il emploie des filtres minéraux contre les UVA et les UVB.
Notre sélection de Crème solaire vegan
Sélection partenaire · Uvbio chez Greenweez
Lait solaire SPF50 Uvbio, 100 ml
« Lait solaire SPF 50 bio et vegan »
- Tube de 100 ml, SPF50
- Filtres minéraux UVA et UVB, résistant à l’eau
- Corps et visage, dès 3 ans
Les mêmes réflexes de lecture servent pour l’après-soleil vegan et pour l’autobronzant vegan, deux produits où la glycérine et les cires reviennent souvent. Les autres soins sont réunis dans notre rubrique corps vegan.


